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Il comprit que mourir ne servait à rien et que l'on y trouvait aucun réconfort car dans la mort on ne peut plus penser, ressentir, ni être. La mort signifie la fin et rien ne vaut la peine de s'ouvrir les veines même le jour où tu ne veux qu'une chose: n'avoir jamais existé. Ces jours-là, il faut se forcer à vivre, relever la tête, et sourir même quand les larmes viennent, elles ne sont là que pour essayer d'apaiser en surface une souffrance profonde. "Peut-être qu'on aime la douleur, peut-être qu'on est fait comme ça. Parce que sans elle, je ne sais pas... peut-être qu'on ne se sentirait pas vivant. On peut se demander: pourquoi on continue à se taper la tête contre les murs? Parce que ça fait tellement de bien quand on arrête." Mais est-ce que ça en vaut vraiment la peine? Souvrir pour mieux vivre? Il ne pense pas que se soit vrai; il y a tellement d'autre moyen d'être heureux, et ça, il l'a très bien comprit; maintenant, seulement maintenant... Est-ce trop tard pour reprendre le cours de quelque chose qu'on avait voulu arrêter? Il parait qu'il n'est jamais trop tard...
On s'invente des problèmes pour que le monde arrète de tourner inconsiament et nous regarde enfin. Mais il ne s'arrètera jamais.Ce n'est ni par lacheté, ni parce que personne ne nous porte d'attention; c'est parce qu'il a comprit que le plus important était d'aller de l'avant sans se retourner, sans voir ses fautes et ses erreurs.
Mais d'où vien ce mal qui ronge plus de personne que l'on ne croit? Bien sur, on ne connait pas tout de leur vie, mais on les voit tous les jours, on les voit sourir, rire, sans jamais se douter ce qu' ils cachent vraiment au fond d'eux. Et un jour, ça nous tombe dessus: "IL n'est plus là". Mais alors que deviennent ces gens qui restent là? Ceux qui se battent malgrés tout, que deviennent-ils? Ont-ils pensé à eux lorsqu'ils sont partis?? Eux, ils restent; ils sont maintenant obligés de rester, mais ils n'ont plus personne à leurs côtés, personne qui les soutienne et plus personne à soutenir. Il ne leur reste plus que leurs larmes pour pleurer; celles qui apaisent en surface une souffrance profonde. Peu à peu la blessure s'estompe, mais elle restera toujours là et elle leur fera toujours mal. S'en aller c'est laisser derrière soit des personnes qui nous auraient aidées si on leur avait dit tout ce qu'il n'allait plus. Elles n'auraient peut-être pas réussi mais au moins elles n'auraient jamais le regret de n'avoir jamais essayée de les aider.
Ce mal qui ronge ces personnes qui s'en vont ou veulent s'en aller, peut arriver n'importe où; même aux endroits où le rire est sencé être onmiprésent. N'importe où...A tous ceux qui sont partis laissant derrière eux la souffrance, la solitude, le mal, le regret, les larmes, la tristesse toujours présente et la colère contre leur lacheté; à toutes ces personnes, il voudrait leur dire à quel point elles avaient tord. Lui, maintenant, et seulement maintenant, il recommence à être heureux et il s'en veut d'avoir voulu quitter ces gens qui en auraient énormément souffert. La perte d'un être est plus dure à supporter que sa propre mort.
Alors forcez-vous à vivre.
La vie est un combat dure et harassant; mais rien ne justifie qu' on le déserte.
If I learn, one day, that someone in the Hill wanted to desert, I kill him.